Correction optique ?


Toujours dans la quête de l’image techniquement parfaite, je me suis intéressé depuis longtemps à ce que l’on appelle les déformations optiques.

Question ? C’est quoi une déformation optique ?

Une déformation optique, c’est une déformation de l’image captée par le capteur induite par votre objectif. Elle est fonction de plein de chose et non constante en fonction de la longueur de focale, de la distance de mise au point ou de l’ouverture. La plupart du temps, les constructeurs cherchent à limiter au possible ces déformations optiques pour avoir une image la plus proche de la réalité optique.

Malheureusement pour nous, limiter ces déformations est compliqué et surtout, plus les formules optiques sont travaillées, plus les éléments le sont également et plus le prix de l’optique est élevé. Cela signifie donc que plus votre objectif est cheap (objectif de kit par exemple) plus les déformations sont présentes.

Mais en vrai, ça se traduit comment ? Pour mon exemple ici, je vais volontairement prendre une optique déformante pour montrer la différence. Cette optique, c’est un fisheye de chez pentax avec lequel je parts souvent en Urbex.

Les optiques Fisheye sont FAITES pour déformer l’image et la déformation est tellement nette que c’est un bon exemple pour mon article.

Il existe plusieurs types de déformations optiques:

– Les distorsions

– Le vignettage

– Les aberrations chromatiques

Traitons cela dans l’ordre

Les distorsions:

C’est la déformation d’image la plus simple à appréhender. Une optique correctement conçue doit limiter au possible les déformations d’image. La pluspart du temps, le gros de l’image n’est pas déformée et cette déformation ne se voit que sur les bords de l’image. Comme je l’ai dis tout à l’heure, je prendrais le cas d’un fisheye pour vous montrer ce que cela donne, et sur un fisheye, les déformations, on les voit partout ! 🙂

Sur la photo d’avant, vous constatez que le sol parait bombé (normal, fisheye !). En la corrigeant, le sol revient plat.

Le vignettage:

Qu’est-ce que le vignettage ?

Et bien c’est un phénomène d’assombrissement des bords de l’image. En temps normal, il est rond mais il arrive qu’il soit d’une forme différente, mais dans ce cas, il est généralement rajouté en post traitement, notamment pour renforcer les effets « sinistres » d’une photo ou encore pour reconcentrer le regard de la personne qui regarde votre image.

Quand il est naturel, il provient de l’objectif qui a du mal à récupérer suffisamment de lumière sur les bords de l’optique, créant de petites zones d’ombre. Pour être franc, il faut déjà avoir un œil exercé pour se rendre compte qu’une optique vignette, mais c’est un défaut qui est réel.

En exagerant un peu la différence, le vignettage se voit comme cela:

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Alors forcément, là c’est pour l’exemple…

J’ai volontairement fait en sorte de renforcer le vignettage pour qu’il soit bien visible. Sur des optiques, même d’entrée de gamme, ce vignettage n’est pas aussi visible qu’il peut l’être là.

Les aberrations chromatiques:

Là on commence à toucher du pointu, surtout que quand on a réussi à les voir une fois, il n’est plus possible de les éviter 🙂

Elles peuvent être vertes, violettes, jaunes ou bleues, mais quelle qu’en soit leur couleur, c’est assez pénible vu que cela donne une impression de flou assez gênant.

Ces aberrations proviennent d’un phénomène optique que nous avons tous déjà rencontré un jour, notamment sur les arcs en ciel.

Si vous vous souvenez bien, les ondes de la lumières ne traversent pas le verre de la même manières en fonction de leur fréquence et il en résulte donc qu’elles sont plus ou moins déviées en fonction de leur couleur. Une optique n’échappe pas à la règle et si les formules optiques de l’objectif ne sont pas top, ou que les matériaux ne sont pas au top, il en résulte des franges de couleur qu’il est assez compliqué d’enlever en post traitement.

Sur des optiques fisheye, ces aberrations sont presque inévitable tellement les distorsions sont grandes.

Comment compenser ces déformations ?

Toutes ces déformations sont éminemment complexes puisqu’elles dépendent de plein de choses. Heureusement pour nous, certains éditeurs ont développés des profils d’optiques qui permettent de compenser toutes ces déformations en quelques clics.

Les deux logiciels que j’utilise régulièrement sont DxO et LightRoom. Pour être très franc, LightRoom permet une bonne approche mais les profils sont nettement moins travaillés que ceux de DxO. Donc quand on cherche à rentrer dans le détail, à avoir l’image la plus propre possible, je préfère passer par DxO, surtout que celui-ci à un éventail d’objectif beaucoup plus large que ce de LightRoom.

Cela étant, il ne faut pas tout le temps chercher à se débarrasser de ces déformations optiques et ce pour plusieurs raisons. La première est que des fois, cela peut aider votre esprit créatif. Un peu de vignettage, une petite déformation et votre photo prend du sens. La seconde est que si vous intégrez systématiquement la correction de déformation dans votre processus de traitement d’image, celui ci va se retrouver d’autant plus long. Quand il est question de 10/20 photos, ça va. Quand on parle de 600/1000… hum… on commence à se poser la question !

Aller, sur ce, moi je retourne vous préparer un autre article sur un sujet presque pareil mais pas tout à fait !

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